Venti Tests
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But

 - Le but de la réalisation d’un ventitest est de s’assurer que la zone protégée présente les caractéristiques d’étanchéité pour le maintien de la concentration efficace pendant le temps requis.

Ce temps de rétention ou temps d’imprégnation est défini par les règles R13 de l’APSAD,
Il doit être au minimum égale à 10 minutes sur la plus grande des valeurs suivantes :
75% de la hauteur du local et hauteur maximum représenté par le risque.

Il est important d’obtenir une bonne étanchéité du local protégé, pour d’une part optimiser l’efficacité du système d’extinction mis en place, pour protéger l’environnement proche du local ( bureau, personnes ) et également pour que celui-ci ne soit pas impacter par un problème extérieur( fumée ou gaz).

Il est à noter que la R13 ( article 6.1.2.2 ) précise l’importance de vérifier au moins annuellement l’intégralité du local, et de réduire la surface de la fuite si celle-ci venait à entre supérieure à celle relevée lors du test de vérification de conformité.

> La réglementation : Extraits de la R13


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Principe et méthode de mesure
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Lors du déclenchement de l’extinction, la pression générée par la diffusion du gaz, chasse le mélange AIR/GAZ par les fuites existantes.
Plus le local est étanche, plus le mélange restera dans la pièce, c’est le temps de rétention.
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Le test consiste, à l’aide d’un ventilateur (ou deux), à simuler un lâcher réel de gaz en mettant le local sous pression ( entre 10 et 20 pascals selon les caractéristiques de la pièce protégée). Plus la surface de fuites sera importante plus il faudra injecter d’air pour atteindre cette pression, en agissant sur la vitesse de rotation du ventilateur.
Nous relevons alors la pression dans la pièce ainsi que le débit d’air à travers le ventilateur. Une mesure est également réalisée en mettant la pièce en dépression de façon à établir une moyenne des deux mesures et pouvoir ainsi définir la surface de fuite réelle du local testé.
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Pour cela le matériel est installé temporairement à la place d’une porte séparant l’espace protégé de l’extérieur, il est composé de panneaux réglables en largeur et hauteur de façon à s’adapter aux maximums de types de porte, et d’un panneau particulier permettant d’accueillir le ventilateur. Et à l’intérieur de la pièce un boîtier de commande supportant les manomètres de prise de pression ainsi qu’un calculateur. (voir photo ci-dessus).

Toutes ces valeurs, ainsi que les caractéristiques propres au local protégé ( volume, hauteur, type et quantité de gaz….), sont alors entrées dans le logiciel de calcul, pour pouvoir obtenir au final la surface total de fuites et donc en déduire le temps de rétention.

Pour que le résultat se rapproche le plus de la réalité, il est impératif de ce placer dans les conditions d’un déclenchement d’extinction réel, ( climatiseurs et les éventuels clapets présents en limite de la pièce). Il est à noter que le programme de place par défaut dans le cas ou 50% des fuites mesurées se trouvent en partie haute de 50% en partie base.
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Cette méthode de mesure a le principal avantage de pouvoir réaliser des essais répétitifs assurant ainsi une vérification continue de l’intégrité de la pièce. Dans le cas ou la mesure met en évidence une fuite très importante, cela nécessitera l’utilisation du deuxième ventilateur de façon à générer un plus grand débit d’air, il faut noter qu’il n’y a pas de limite à la taille de la pièce à tester, seule une surface de fuite importante peut empêcher la réalisation d’une mesure ( exemple de cloison s’arrêtant aux faux plafond).


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Vérification annuelle
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L’ intégrité du local doit être vérifiée, soit par un essai à l’infiltromètre, soit par un lâcher réel d’agent extincteur avec mesures des concentrations.
Lorsque la surface totale de fuite mesurée a augmenté par rapport à celle mesurée lors de la vérification de conformité, la performance de l’IEAG peut être affectée, l’installateur doit en informer l’exploitant afin de prendre toutes dispositions pour faire réduire la fuite.